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Guilt much?

C’est inévitable.

Périodiquement, je décide qu’il est temps de sortir de ma zone de confort. C’est tout ou rien. Je m’enthousiasme pour une idée, une cause, une envie, puis je décide de prendre les armes, je m’implique à fond…

… et forcément à force de lire tout ce qui me passe sous les yeux, je suis heurté par le commentaire irréfléchi de quelqu’un sur cette chose qui me tient à coeur…

… et donc j’écris, je gueule, je dis et fais n’importe quoi parce que je suis en colère, parce qu’il n’y a rien de mieux que la colère pour cacher les blessures sous une bonne couche de bluff…

… et à ce moment évidemment quelqu’un réagit à ce que j’ai écrit ou gueulé, se lance dans une grande séance de mépris camouflée sous une couche de reproches ou de raison…

… et moi, au lieu de me défendre ou de rendre coup sur coup, je culpabilise et fuis. Parce qu’au fond de moi j’ai toujours tort — même quand on me dit que j’avais raison de réagir. Et chaque fois, je glisse dans une grande spirale d’auto-destruction faite de pensées parasites et d’esprit d’escalier, de fuite sociale et d’évasion. Je cesse de répondre au téléphone, à mes emails, je cesse de sortir de chez moi (quoique ça, franchement, même quand ça va bien y’aurait du progrès à faire…), je fuis les rares réseaux sociaux et forums que je fréquente encore occasionnellement.

Et je réalise que lentement, je me mets à haïr l’humanité entière — à peu près autant que je me hais moi-même. Ça aussi c’est une spirale d’auto-destruction — parce que chaque fois que je mets fin à cette situation, que je repointe le bout de mon nez dans les lieux que j’ai fui, je suis un peu plus névrosé, un peu moins confiant en mon prochain, un peu plus prompt à mordre la main qui se tend vers moi.

Et chaque fois, aussi, je me rend compte à quel point j’étais plus heureux avant de m’emparer et de m’enfuir avec l’idée/cause/envie qui a engendré le cycle.

J’aimerais un jour être capable de m’en tenir à une vie simple et calme dans laquelle les sources de drame sont limitées. Mais honnêtement ? J’ai peur que mon cerveau flippe comme celui de Mercedes avant de pouvoir même envisager d’en arriver là. Parce que ça fait longtemps, tellement longtemps que je sais que je suis une bombe à retardement qui attend juste le bon moment pour exploser — ou imploser.

Les défis de 2015, prise 2

Il s’en est passé des choses depuis la dernière fois que j’ai écrit ici ! Et encore une fois, je vais parler de chats et non de thé ou de violons — un jour faudra songer à renommer ce blog… ^^

Alors, où en sommes-nous avec cette histoire de chats ?

alaska

La dernière fois, je venais d’accueillir Alaska, un joli matou tigré qui avait un problème d’anxiété.

Malheureusement pour moi, après avoir tout tenté du côté des calmants naturels (calmant aux herbes, deux types de nourriture destinés à calmer les chats anxieux, zylkène qui est une protéine apaisante qu’on retrouve dans le lait), l’avoir inciter à jouer pour se dépenser (sans trop de succès), lui avoir procuré un environnement calme et isolé du moindre stimulus négatif, j’ai dû jeter l’éponge. Même s’il avait fait énormément de progrès depuis son arrivée, son miaulement constant et très sonore agressait tellement mes nerfs que j’allais devenir violent avec lui — mieux valait le rendre au refuge pour qu’ils poursuivent sa réadaptation correctement que de le laisser avec moi qui commençait à rêver de lui tordre le cou. ^^

Ce fut une bonne décision cela dit, puisque son histoire a une fin heureuse. Le vétérinaire lui a prescrit des anxiolytiques pour chat et, bien que je sois par principe contre l’idée de médicamenter les animaux avec ce genre de calmants, nous étions tous d’accord sur le fait que cette solution devrait être temporaire seulement. L’anxiolytique lui a permis de calmer le fond d’anxiété qui l’empêchait de faire des progrès notables et ça, plus une prise en charge par les professionnels du refuge en coalition avec Éduchateur, lui a permis de se calmer suffisamment pour cesser de miauler sans cesse.

Évidemment, Alaska ne sera jamais un chat muet. Mais à partir du moment où le refuge a vu une amélioration nette dans son comportement (miaulements à certains moments seulement et non constamment, en plus d’une diminution de son anxiété autour des autres chats), ils ont commencé à diminuer la dose de médicaments — et heureusement, les bonnes habitudes sont restées. Il a donc été décidé de le placer dans une autre famille d’accueil le temps de son sevrage complet…

… et il me fait plaisir d’annoncer que la famille d’accueil en question a décidé de l’adopter ! Ce qui ne m’étonne pas vraiment, compte tenu du fait qu’Alaska est absolument adorable quand il ne miaule pas constamment.

Voilà voilà ! De bonnes nouvelles pour un bon matou donc.

~

L’histoire suivante, hélas, est beaucoup plus triste.

mercedes1

Voici Mercedes, petite chatte noire d’à peine un an. Recueillie elle aussi dans la rue, comme la très grande majorité des chats d’ACSA, elle m’a été confiée le 30 mars parce qu’elle était absolument incapable de supporter la présence d’autres chats — crises de panique agressive envers les chats et les bénévoles, refus de manger en leur présence, comportement générateur de nervosité chez les autres chats et ainsi de suite. Les bénévoles m’ont dit qu’elle était adorable lorsque isolée des autres animaux, mais qu’en leur présence il était presque impossible de l’approcher.

Quand elle est arrivée chez moi, elle s’est montrée adorable dès le premier instant. Elle s’est laissée approcher, caresser, prendre, elle est venue se coucher collée contre moi, ne m’a pas lâché d’une semelle la première semaine… Un véritable petit amour sur pattes. J’étais un peu méfiant au début quand j’ai réalisé que c’était un chat très vocal, mais heureusement ses vocalises étaient d’un volume sonore beaucoup moins poussé qu’Alaska et il était donc facile de s’en accommoder.

L’histoire d’amour a duré un mois, jusqu’au moment où la température m’a permis d’ouvrir les fenêtres.

mercedes2Il faut comprendre une chose : malgré le fait que j’ai vécu depuis mon enfance avec eux, mon expérience avec les chats est somme toute limitée. Ça fait moins d’un an que j’accueille des chats dans mon appartement et que je m’en occupe à plein temps moi-même. Les quelques signes que quelque chose n’allait pas que j’ai pu déceler dans le comportement de Mercedes étaient si ténus et mon inexpérience si grande que je les ai notés et rapidement oubliés en me disant « non mais tu te trompes, faut pas voir l’anxiété d’Alaska partout ».

J’aurais mieux fait d’écouter mon instinct — mais si je l’avais fait, les conséquences auraient probablement été plus graves. L’incident aurait pu se produire après son adoption.

Lorsque j’ai commencé à laisser des fenêtres ouvertes, toujours en ma présence et jamais quand je n’étais pas à la maison, Mercedes s’est mise à devenir un peu plus nerveuse. J’avais déjà remarqué quelques signes d’anxiété avant ça — léchage des pattes avant fréquents (mais pas exagérés non plus, pas au point de s’arracher tous les poils), tendance à rechercher ma compagnie dès qu’un bruit la faisait sursauter, petites attaques de mes jambes quand je bougeais trop vite d’un bout à l’autre de l’appart, etc. Mais à partir de ce moment, les signes de nervosités sont devenus plus fréquents. Elle a cessé de se coucher en ma compagnie la nuit, restait souvent prostrée sous le hamac (et plus tard dans le hamac) les oreilles aux aguets, dormait moins profondément et moins souvent, était plus vocale. J’ai bien douté au début, mais l’été à Québec est étouffant et garder les fenêtres fermées à l’année longue m’est absolument impossible — je me suis dit que le chat s’habituerait.

mercedes3Le chat ne s’est pas habitué.

Il a suffit d’une énième bagarre de chats de rue sous ma fenêtre dans la nuit de samedi à dimanche pour rompre le dos du chat-maux.

Je m’étais couché à 2 heures du matin après avoir rattrapé mon retard sur la nouvelle saison de Game of Thrones. À 3 heures, j’ai été réveillé en sursaut par un grognement féroce — et par une douleur aiguë à l’épaule. Mercedes, rendue complètement folle de panique par les hurlements dehors, s’est mise à m’attaquer à la façon d’un chien enragé.

Mordu à l’oreille et à l’épaule, je l’ai repoussée — elle est revenue à la charge, m’a mordu l’index, le pouce, les avant-bras plusieurs fois, le tout en grondant comme si j’étais l’Ennemi. Dès que je remuais, elle revenait se jeter sur moi férocement. J’ai fini par la repousser assez loin de moi pour avoir le temps de me lever du lit, de courir dans la cuisine en faisant gaffe de ne pas me faire mordre les jambes parce qu’elle me poursuivait et d’attraper en vitesse les gros gants de cuisine en plastique que ma mère m’avait offert pour Noël.

Réalisant que je saignais comme un cochon, j’ai fait de mon mieux pour repousser le chat (qui a réussi une fois à me voler l’un des gants à force de s’y attaquer) et me rendre à la salle de bain, la seule pièce avec une porte, où je me suis enfermé le temps de nettoyer un minimum les plaies. Mercedes est restée campée derrière la porte, en grondant de plus en plus fort — c’est là que j’ai réalisé que je devais absolument appeler à l’aide, parce que ce chat ne se calmerait jamais tout seul et certainement pas en ma présence.

Après avoir pris une grande inspiration et avoir placé par précaution mes mains gantées devant moi comme un boxeur, j’ai ouvert la porte — bien m’en a pris, parce qu’elle m’a littéralement sauté au visage. Elle a réussi à me griffer la poitrine au sang avant que je puisse la repousser, puis je suis retourné dans la cuisine récupérer mon téléphone — qui évidemment n’avait plus de batteries.

Pour info, je vous rappelle la configuration approximative de mon appart. À ce point, j’étais dans la cuisine. Le chargeur ? Dans la chambre à coucher, à l’autre bout de l’appart. De l’autre côté du chat.

Accessoirement, c’est à ce moment que j’ai vu que dans sa panique, elle avait déféqué partout dans la cuisine — et que bien sûr, dans ma course pour récupérer les gants un peu plus tout, j’avais marché dedans. *soupir*

La repousser n’a pas été de tout repos. Heureusement cette fois j’ai réussi à limiter les dommages, à la faire reculer, à la contourner et à courir dans la chambre — où évidemment elle m’a suivie, puis s’est cachée sous le lit, toujours en grondant. Et là, mini-panique. Ne la voyant plus, je ne savais plus où elle était, elle pouvait donc me sauter dessus n’importe quand sans que je la vois venir.

En faisant très attention de faire des mouvements lents, j’ai branché le sans-fil et téléphoné à mon contact d’urgence au refuge pour lui expliquer ce qui se passait. On m’a demandé d’attendre, le temps de téléphoner à la superviseure générale pour lui demander quoi faire — puis on m’a rappelé en me promettant des renforts.

Ce qui signifiait que je devais à nouveau sortir de la chambre pour aller débarrer la porte, en passant devant le chat qui était caché sous le lit.

Sortir de la chambre à reculons en repoussant les attaques du chat, à ce stade, était quasiment devenu de la routine. Ne jamais lui tourner le dos et reculer très lentement vers la porte en faisant quelques gestes d’apaisement en sa direction pour la convaincre de rester dans l’embrasure de la porte de chambre, puis débarrer promptement la porte et grimper rapidement la petite estrade entre le salon et la cuisine ? Beaucoup moins effrayant que ce qui a suivi.

Parce qu’ensuite, il y a eu l’attente.

Une demi-heure durant, elle et moi sommes restés face à face sans bouger, elle en grognant et grondant, moi en restant absolument immobile pour éviter de la provoquer davantage. J’ai vu ses yeux — ce n’était plus mon chat si doux, c’était une bête féroce, terrifiée et terrifiante. Elle ne me reconnaissait plus du tout, ni à la vue, ni à l’ouïe, ni à l’odeur.

Les gens du refuge, trois dames très gentilles et expérimentées, ont fini par arriver après une longue attente. Elles ont bien réalisé l’état de détresse de Mercedes, ont tenté et finalement réussi à l’attraper à l’aide de gants et de serviettes. Quand elles sont parties en l’emportant avec elles, il était 4h20.

J’ai cru pouvoir me rendormir — mais non. Parce qu’à ce moment, mes blessures qui saignaient toujours ont commencé à faire terriblement mal — et j’ai réalisé que ma main gauche qui avait été bien mordue était tellement enflée que je ne pouvais plus plier les doigts.

Après une douche pénible et douloureuse, je me suis donc rendu aux urgences de l’hôpital — à pied évidemment, 45 minutes de marche parce qu’à cette heure un dimanche matin, les autobus c’était niet et le coût du taxi pas une option. J’en suis sorti à 9h30 après un rappel de piqûre anti-tétanique, une prescription pour 10 jours d’antibiotiques et un ébranlement intérieur qui ne s’est toujours pas complètement apaisé, presque 48 heures plus tard.

Je ne sais pas encore ce qui arrivera à Mercedes. Quand j’ai pris de ses nouvelles après être sorti des urgences, elle ne s’était toujours pas calmée. J’ai peur que la seule solution possible au final soit l’euthanasie — parce que qui voudra adopter un chat avec un tel historique ? Quel refuge serait assez irresponsable pour laisser quelqu’un adopter un chat capable de poser un tel geste ? Et avec sa phobie des autres chats, elle n’a aucune chance de devenir une mascotte qui vivrait au refuge…

Je sais que de mon côté, pas question de la laisser revenir chez moi — je ne serais plus jamais capable de me sentir en sécurité en sa présence. Pas quand je n’ai pas de porte de chambre, aucun moyen de m’isoler d’elle quand je dors. Et pourtant, sans l’anxiété qui l’a poussée à attaquer, elle était tellement douce, gentille, affectueuse… Ça me brise le coeur. J’espère sincèrement que le refuge trouvera une autre solution et pourra la rescaper, mais avec ce qui s’est produit, je n’ai pas beaucoup d’espoir — même si ce n’est pas de sa faute, même si c’était un événement isolé, on ne pourra jamais écarter le doute que ça se reproduise.

Dans tous les cas, si vous avez un chat, observez-le attentivement pour déceler rapidement le moindre signe de détresse. Les chats sont géniaux pour camoufler leur souffrance — et moi qui pensait que c’était uniquement pour la souffrance physique, je réalise que non, qu’ils camouflent également leur souffrance psychologique lorsqu’on n’est pas familiers avec les signaux de détresse qu’ils peuvent envoyer. Ne les laissez pas endormir vos instincts si vous pensez que quelque chose n’est pas normal — quelques heures avant l’incident, elle dormait paisiblement à mes côtés. Je n’aurais jamais pu deviner l’étendue de son mal-être.

Renseignez-vous, ne serait-ce que pour éviter les accidents. Votre chat vous en remerciera.

Le défi de 2015

Vous avez été trois, dans vos vœux pour la nouvelle année, à me souhaiter des défis à ma hauteur. Sans vous concerter, ce qui m’a bien fait rire.

Eh bien, croyez-le ou non, vous avez été entendu !

Pour ceux qui l’ignoraient, depuis juillet dernier je suis famille d’accueil pour l’organisme Adoption Chat Sans Abri (ACSA), qui définit à mes yeux le refuge idéal : sauvetage de chats maltraités/abandonnés/errants en plus de l’accueil de chats dont les maîtres ne peuvent plus s’occuper pour une raison ou une autre, euthanasie uniquement en dernier recours (pas d’euthanasies de masse), contre le dégriffage (et proposant des alternatives, ce qui est très responsable de leur part) et surtout, stérilisation systématique de tous les chats qui passent au refuge. Le tout n’est pas très grand, mais ils ont des beaux locaux propres comprenant une grande partie « adoption – chats adultes » et « adoption – chatons » en deux pièces liées, une partie « quarantaine » (pour les chats qui viennent d’arriver et qui n’ont pas encore été vus par le vétérinaire) et une partie « contagion » de deux pièces et un long couloir pour les chats malades et/ou les femelles enceintes qui ont besoin de calme. Autant que possible, les chats se promènent en liberté supervisée dans leur section respective et quelques chats « mascottes » vivent dans les aires réservées normalement aux humains (la réception, la cuisine à l’arrière, les toilettes, etc.).

En juillet donc, on m’a demandé d’accueillir un petit chat très particulier du nom de Ziggy. Le poil long et blanc, les yeux vairons (un bleu, l’autre vert doré), une queue incroyablement longue et un caractère taquin et joueur, il avait conquis le coeur de tous les bénévoles du refuge — plusieurs d’entre eux voulaient même l’adopter, mais un bilan de santé ayant décelé une quantité importante d’enzymes hépatiques dans son sang, la vétérinaire du refuge hésitait entre la PIF (péritonite infectieuse féline) ou un cancer du foie. Je devais donc à l’origine lui servir de maison palliative, où je m’occuperais de lui jusqu’à son décès ou du moins jusqu’à ce que les signes de maladie soient trop avancés pour qu’il ait une qualité de vie intéressante, à quel point il serait euthanasié.

On lui donnait un maximum de deux mois à vivre… chez moi, il en a vécu six.

Quand il est arrivé chez moi, il ressemblait à ça :

IMG_3075Et quand il m’a quitté, à ça :

IMG_3681Est-il utile de préciser qu’à partir du moment où il a eu accès à un environnement stable et sécuritaire ainsi qu’à de la nourriture abondante, son état de santé a fait un virage à 180° et qu’il s’est remis comme un charme ? =)

Il a été adopté le 29 janvier, deux heures et demi après avoir été ramené au refuge — comme on peut voir sur la page Facebook annonçant sa disponibilité à l’adoption, il a déchaîné les passions de tous ceux qui l’ont vu.

Évidemment, le voir partir a été difficile et je me suis senti comme un parent dont l’enfant quitte le nid (excepté que, dans son cas, mon enfant n’est pas très fan des nouvelles technologies et donc aucune chance d’avoir de ses nouvelles via téléphone ou email… XD) — je savais qu’il partait vers une famille qui l’aimerait et le choyerait (ACSA sélectionne les familles d’adoption avec beaucoup de soin), mais… est-ce que cette nouvelle famille saurait combler ses besoins ? Répondre à ses caprices de la façon qui lui convient ? Est-ce qu’ils continuerait à lui donner de la nourriture humide en plus de ses croquettes, est-ce qu’ils sauraient que Ziggy aime jouer à « rapporte » avec des petits jouets légers qui rebondissent partout, ou encore qu’il aime lécher la cuillère de son pâte avant qu’on lui serve son repas ? Qu’il déprime s’il ne se dépense pas (en jouant, en « chassant » ses jouets, en courant partout) au moins deux heures par jour, de préférence en notre compagnie ? Toutes les questions d’un parent quoi… ^^

Cependant, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer très longtemps, car une semaine plus tard c’est Alaska qui venait vivre en pension chez moi.

IMG_3790Tous deux sont des mâles, tous deux ont été trouvés errants (Ziggy avec des blessures graves, mais tous deux amaigris et en grand besoin de soins élémentaires — nourriture, sécurité, affection), mais là s’arrêtent les ressemblances.

Alaska et Ziggy, c’est le jour et la nuit.

Là où Ziggy était affectueux mais indépendant, Alaska me suit partout dans la maison et dort collé contre moi depuis la première nuit.

Là où Ziggy était une vraie petite tornade, toujours à courir et à jouer, Alaska est beaucoup plus calme et préfère s’installer dans la pièce où je suis, à regarder par la fenêtre ou à dormir.

Là où Ziggy était d’une tranquillité exemplaire quand il ne jouait pas, Alaska est très très vocal — depuis son arrivée, j’ai une sirène de pompier qui se déclenche aux deux-trois heures, jour comme nuit.

C’est cette sirène qui pose problème — c’est la raison pour laquelle il se trouve chez moi et pas au refuge, en attente d’être adopté. Au refuge, il stressait les autres chats à hurler comme ça, ce qui les poussait à l’attaquer pour qu’il cesse — créant un cercle vicieux d’angoisse et de ressentiment. Pas le meilleur jour à montrer aux candidats d’adoption, ni pour Alaska, ni pour les autres chats qui sont un peu victimes de cette situation…

Mon défi auto-imposé, c’est de calmer cette angoisse qui le tenaille et le pousse à vocalier à toutes les sauces : pour manger (j’ai faim ! j’ai tout le temps faim !), quand il va à la litière (bon, j’y vais et après tu ramasses, hein ?), quand il veut jouer (non, les petites balles elles n’ont aucun intérêt si tu les lances pas d’abord ! et puis moi je veux le bâton plein de fils, c’est plus marrant !), quand il veut dormir (pousse-toi, je veux de la place ! mais prête-moi une jambe, je veux mon oreiller), quand il se réveille parce que j’ai décidé de changer de pièce (où tu vas ? m’abandonne pas !!), quand il se réveille et que je ne suis pas dans la pièce (chuis tout seuuuuuuul ! t’es oùùùùù ??)… et ainsi de suite.

D’abord attaquer la sirène nocturne et lui apprendre à cesser ses vocalises dans la période « sommeil » (entre 23h et 7h).

Ensuite le convaincre de moduler sa voix dans la journée — répondre quand il roucoule ou miaule moins fort, pas quand il hurle comme un loup, et lui apprendre à demander autrement.

Finalement, au travers de tout ça, tenter de calmer cette anxiété dont je ne connais pas l’origine mais qui m’apparaît omniprésente par le fait qu’il ne me lâche pas d’une semelle alors qu’il vient juste d’arriver (anxiété de séparation ?) et qu’il engouffre sa nourriture au point de vomir — puis de recommencer à engouffrer (combien de repas a-t-il manqué quand il vivait dans la rue ?).

J’ai déjà glané quelques excellents trucs sur le net, via Éduchateur et surtout Way of Cats (lien anglophone avec possibilité apparente de traduction sur cette page) — c’est une chance, parce que les premières 48 heures ont été particulièrement difficiles et m’ont poussé à l’extrême limite de ma tolérance. Depuis que j’ai appelé au refuge pour demander de l’aide, il est sur trois calmants naturels différents pour tenter de calmer son anxiété et faciliter la « thérapie comportementale » que je lui propose — deux types de nourriture (croquettes et pâté) et un calmant aux herbes (type phytothérapie) — mais évidemment c’est une béquille, pas une solution, et de la même façon que j’espère me débarrasser de mes antidépresseurs un jour, je veux pouvoir redonner à ce chat une vie normale, non-médicamentée et non-anxiogène à la fois.

Il a déjà fait quelques progrès cela dit — il a cessé d’avoir peur de ses jouets, donc il y a enfin moyen de lui faire dépenser de l’énergie pour qu’il dorme mieux et surtout plus longtemps la nuit. Il commence à comprendre que je ne répond pas à ses demandes la nuit — il miaule toujours, mais moins longtemps déjà et surtout le volume a diminué un peu. Dans la journée, comme j’attends qu’il cesse de hurler pour le nourrir ou lui prêter de l’attention, il se calme aussi plus vite quand il voit que je l’ai quand même entendu. Et évidemment il est pratiquement toujours à mes côtés, mais (nouveauté de la journée) il accepte maintenant d’aller explorer l’appartement et de faire des siestes dans la pièce à côté.

Il y a de l’espoir. =)

Pour plus d’informations :
La fiche d’adoption de Ziggy
La fiche d’adoption d’Alaska
Album photo et vidéo
Pattes Libres, une revue en ligne dans laquelle apparaîtra si j’ai bien compris un article sur Ziggy bientôt.

En prévision de NaNoWriMo…

Quelques questions pour un potentiel lectorat.

  1. Préférez-vous les histoires qui finissent bien ou qui finissent mal ?
  2. Dans le cas d’une histoire qui finit bien, préférez-vous une victoire complète du protagoniste ou une victoire en demi-teintes, où la fin laisse figurativement un goût de cendres en bouche ?
  3. Dans le cas d’une histoire qui finit mal, à quel point peut-elle descendre dans l’horreur avant que vous n’en puissiez plus ? Vous semble-t-il nécessaire de laisser une lueur d’espoir pour le protagoniste ?

Répondez, discutez… ^^ Si d’autres choses vous viennent en tête, n’hésitez pas à en parler !

(Yep, toujours en vie.)

Déculottage, partie 1

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On la connait bien celle-là… ! Oui mais que faire quand sa théière chouchoute se met à donner une saveur étrange, désagréable, d’infusion de légumes verts ou de salade confite à tous les thés que l’on boit ?

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Peut-être est-ce la faute du thé ? Mais non… après un test via sa copine zhuni, c’est celle de la théière, hélas… Il ne reste plus qu’une chose à faire.

déculottage

Bicarbonate de soude + vinaigre + eau bouillante, on laisse tremper 24 heures en frottant de temps en temps à la brosse à dent ! Ensuite re-bain d’eau chaude, peut-être suivi d’un troisième bain de feuilles… peut-être pas. On verra !

La suite bientôt…

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